Kafir-kala
Kafir-kala (« Forteresse des infidèles ») est une ancienne forteresse située près de la rivière Dargom, à 12 kilomètres au sud du centre-ville de Samarcande en Ouzbékistan, protégeant la frontière sud de l’oasis de Samarcande. Elle se compose d’une citadelle centrale construite en briques de terre et mesurant 75 × 75 mètres à sa base. Elle comprend six tours et est entourée d’un fossé, encore visible aujourd’hui. Les quartiers d’habitation se trouvaient à l’extérieur de la citadelle.
Ruines
La citadelle a été occupée pour la première fois, au IV‑Ve siècle apr. J.-C., par les Kidarites, dont la monnaie et les bulles ont été trouvées sur le site. Un grand nombre de sceaux ont été découverts à Kafir Kala, y compris des sceaux associés aux Kidarites, un exemple notable étant celui mentionnant « le roi des Huns Oghlar, le grand Kushanshah, le ǝfšyan de Samarcande ».
De nombreux exemples de monnaies ont été excavés à Kafir-kala, qui montrent également la transition du pouvoir sogdien au pouvoir islamique dans la région de Samarcande avec une bonne précision.
Porte en bois
Une porte en bois carbonisée avec des décorations élaborées a été découverte en 2017 dans la salle du trône des ruines de Kafir-kala, et était probablement la porte menant à la salle du trône elle‑même. Les sculptures sur la porte représentent des scènes d’adoration honorant la déesse Nana, qui est représentée au centre, assise en majesté sur un trône de lion.
Les adorateurs sont vêtus de tuniques jusqu’aux genoux et de longues bottes portées sur des pantalons – un style vestimentaire rappelant celui représenté dans les fresques de Penjikent – et portent des rubans d’épaule du type associé à la noblesse Hephthalite. La porte est datée de la première moitié du VIe siècle apr. J.-C. (500‑550 apr. J.-C.), et la destruction du palais est attribuée à la conquête islamique de Samarcande en 712 apr. J.-C.
Par un heureux hasard, la carbonisation partielle des bas-reliefs a contribué à leur préservation, alors que le but de ceux qui ont tenté de les brûler était sans aucun doute leur destruction (qui aurait été accomplie s'ils avaient été réduits en cendres, plutôt qu'efficacement convertis en charbon).
Artefacts
Une ossuaire zoroastrien (en forme de croix, mais sans lien avec le christianisme), datée du VI-VIIe siècle de notre ère, a également été découverte à Kafir Kala. De nombreux sceaux et objets en céramique ont également été trouvés.
Parallèles
Certains des assistants dans les fresques de Penjikent sont similaires aux assistants de la porte de Kafir-kala : des adorateurs vêtus de tuniques jusqu'aux genoux, avec de longues bottes sur de grands pantalons, de grands colliers et des rubans d'épaule qui ont été associés à la noblesse hephthalite. Ces fresques de Penjikent sont datées d'environ 500 de notre ère.
Informations clés
- Type
- archaeological site
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Sources
Le texte de cette page est traduit de : Kafir-kala (Uzbekistan) (en.wikipedia.org), à la date du 29 November 2025
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