Palace of Daphne

Cplakidas · CC BY-SA 3.0

Le Palais de Daphné (grec : Δάφνη, Dáphnē, litt. « laurier ») était l’une des ailes majeures du Grand Palais de Constantinople, la capitale de l’Empire byzantin (l’actuelle Istanbul, Turquie). Selon George Codinus, il porte le nom d’une statue de la nymphe Daphné, amenée de Rome. La disposition exacte et l’apparence du palais restent incertaines, puisqu’il se trouve sous la mosquée Sultan Ahmed, et les seules preuves survivantes proviennent de sources littéraires. Jonathan Bardill, cependant, a suggéré que le péristyle à mosaïques jouxtant une salle à absides, excavé par les fouilles du Walker Trust en 1935‑7 et 1952‑4, pourrait être l’Augusteus du Palais de Daphné.

Histoire et description

La Daphné appartenait à la première phase de construction du complexe palatial, celle de Constantin Ier, qui reconstruit la ville de Byzance en Constantinople, sa nouvelle capitale, ainsi que ses successeurs immédiats. Justin II (r. 565–568) agrandit le bâtiment original, qui resta la principale zone résidentielle des empereurs jusqu’au VIIIᵉ siècle. Le palais était formé d’un ensemble de salles cérémonielles et de bâtiments résidentiels, situés dans la partie la plus à l’ouest du complexe du palais impérial, à côté de l’Hippodrome, et était relié à la loge impériale (le kathisma) par un escalier. Ce complexe comprenait l’aile résidentielle du koitōn (« chambre à coucher ») de la Daphné proprement dite, l’Octogone, et la chapelle de Saint Étienne, construite vers 421, l’Augusta Pulcheria pour abriter le bras droit du saint. La Daphné était reliée à la salle (triklinos) de l’Augusteus (grec : Αὐγουστεύς, à ne pas confondre avec la place Augustaion), également l’une des parties les plus anciennes du palais impérial. Elle était aussi connue sous le nom de Stepsimon (Στέψιμον, « couronnement »), soulignant sa fonction de salle de couronnement originale du palais, rôle qu’elle conserva (notamment pour les couronnements d’impératrices et les mariages impériaux) jusqu’à une certaine mesure au Moyen Byzantin. À son tour, l’Augusteus était relié au palais Trikonchos ultérieur et à la salle du Consistorium. Deux autres chapelles, dédiées à la Vierge Marie et à la Sainte Trinité, se trouvaient également dans la partie sud du complexe de la Daphné.

Au cours des IXe‑Xe siècles, le centre de la vie de cour et des cérémonies a été déplacé vers le sud, en direction du palais de Boukélon et des structures cérémonielles autour du Chrysotriklinos. Bien que la Daphne continue de figurer dans les cérémonies impériales comme le décrit le De Ceremoniis de Constantin Porphyrogénète, son déclin en prestige et en usage est bien illustré par le fait que les murs que l’empereur Nicéphore II Phokas (r. 963–969) a faits entourer le palais de nouveaux remparts n’incluaient pas le complexe de la Daphne. Après le XIe siècle, la Daphne semble être tombée en décrépitude et en ruine progressive, un processus aggravé par le pillage des structures restantes pour leurs métaux et éléments architecturaux sous l’Empire latin (1204–1261).

Informations clés

Type
palace
Style architectural
Byzantine architecture

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Coordonnées: 41.006000, 28.976000Ouvrir dans Google Maps

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Sources

Le texte de cette page est traduit de : Palace of Daphne (en.wikipedia.org), à la date du 9 November 2025

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